Kinga Wrona : les femmes de la mer galicienne
Photographe polonaise, Kinga Wrona a suivi les mariscadoras, ces ramasseuses de coquillages du nord de l’Espagne. « Mariscadoras – Humans of the Sea » dit leur labeur et la mer qui se dérègle.
Par Jonas Cuénin. Photos de Kinga Wrona.
Sur les dix-huit estuaires de Galice, l’un des écosystèmes marins les plus divers de la planète, des milliers de familles vivent de la mer. Les mariscadoras, le plus souvent des femmes de plus de quarante ans, y exercent l’un des métiers les plus rudes d’Espagne.
Le dérèglement climatique menace leur ressource, la palourde : des eaux qui dépassent vingt degrés l’été, de fortes précipitations qui altèrent la salinité, des espèces invasives. Les tirages de Wrona montrent des corps usés par l’effort, et la dignité de celles qui tiennent.
Piliers de l’économie locale, gardiennes d’une tradition et d’une biodiversité, elles restent attachées à cette mer qu’elles appellent leur « plus beau bureau » — source de dons et de pertes, qui exige force et résilience.
« Mariscadoras – Humans of the Sea » de Kinga Wrona se découvre en plein air au festival Les Mesnographies, dans le parc des Mesnuls (Yvelines), à moins d’une heure de Paris en voiture. Entrée libre jusqu’au 19 juillet 2026.





